Serveur cloud ou sur site: 5 critères de choix pour les PME

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Opter pour le cloud, gérer un serveur interne ou adopter une approche hybride… Comment choisir ? Voici cinq critères que votre entreprise devrait prendre en considération pour faire le bon choix.

Dans le monde actuel, le cloud gagne de plus en plus de terrain, au point même de devenir la norme. Il est certain que, dans la période de crise sanitaire récente et de travail à distance quasi inévitable, le cloud a largement prouvé son utilité et s’est avéré nécessaire pour répondre à la demande massive et croissante de services et d’achats en ligne. Mais il est important de rappeler que, pour les PME, les solutions cloud ne sont pas les seules options possibles.

En effet, les entreprises ont des besoins différents. Certaines ont de bonnes raisons de recourir à des serveurs physiques sur site plutôt que de basculer la totalité de leur activité dans le cloud. Ainsi, avec des serveurs internes, les entreprises disposent d’une base stable sur laquelle construire des services cloud à mesure de leurs besoins. Autre avantage : dans les périodes de bouleversement, un serveur sur site peut leur permettre d’assurer la continuité, le contrôle et la sécurité nécessaires afin de maintenir leur activité.

Alors, Cloud ou Serveur hébergé sur site? Voici cinq critères à prendre en compte pour vous aider à faire votre choix.

1. Le prix

Même si les offres de base de l’hébergement web sont bon marché, les coûts de location peuvent augmenter rapidement si l’entreprise doit accroître ses capacités ou si le nombre d'utilisateurs du service est important. L'achat peut donc s’avérer plus rentable que la location. C'est un aspect important. D’après les études réalisées en janvier 2020 par IDG, 39 % des PME envisagent d’investir modestement dans l’IT, et 26 % d'entre elles, de n’investir que le strict nécessaire. Avec la crise sanitaire, les entreprises doivent faire face à une situation difficile, et dans ce contexte, le prix intervient de manière encore plus critique qu’auparavant dans leurs décisions.

De plus, concernant l’arbitrage entre dépenses d’investissement (Capex) et dépenses d’exploitation (Opex), où le cloud permettrait de contrebalancer les coûts du capital par des coûts opérationnels, il convient de rappeler que les coûts du matériel informatique ne cessent de baisser. En fait, les entreprises pourraient tirer plus de valeur en achetant des serveurs, du matériel de stockage et du matériel réseau, et en l'exploitant et en le maintenant elles-mêmes.

2. La bande passante

Il est indéniable que les services cloud offrent un accès flexible aux applications. De plus, leur capacité à mobiliser la puissance de traitement de plusieurs serveurs permet également une mise à l’échelle adaptée à des besoins plus larges. Cette solution est excellente pour faire face à des pics de demande, comme ce fut le cas pendant le confinement, où les ventes en ligne ont massivement augmenté. Grâce à cette flexibilité, les entreprises ont pu accroître ou réduire facilement leur consommation de services en fonction de leurs besoins.

Néanmoins, pour ce qui est des applications à forte intensité de données, le cloud peut produire des goulets d'étranglement, à moins de bénéficier d’un très bon accès à Internet. Mais les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) ne sont pas à l’abri des interruptions de service ou des pannes, notamment quand la demande de bande passante est forte, comme cela a été le cas avec les très nombreux travailleurs distants et écoliers qui ont suivi les cours à domicile. Or, tant que le service d’un FAI n'est pas rétabli, les entreprises n’ont plus accès à leurs courriels, à leurs données ou à leurs applications.

Par contre, des serveurs internes fonctionnant sur un réseau local garantissent des services beaucoup plus fiables. C’est même un argument de poids pour choisir l’option de serveur hébergé sur site, surtout si l’entreprise a été obligée de maintenir ses employés à domicile et de les faire travailler à distance, ou si elle prévoit de prolonger ces modalités de travail à l'avenir.

3. Le long terme

Utiliser son propre hardware sur site présente encore un autre avantage pour l’entreprise : elle peut le personnaliser et l'adapter à ses besoins, lui ajouter des fonctionnalités supplémentaires à volonté et construire un système IT pour le long terme. Selon une étude réalisée en mars 2020 par Techaisle, un cabinet d’études spécialisé dans le secteur des PME, 79 % des PME se sont engagées dans une transformation numérique. [https://techaisle.com/images/smbcovid19/techaisle-take-covid-19-impact-on-smb-it-spend.pdf]

L’entreprise a également la possibilité d'adapter son propre hardware et ses propres logiciels quand elle en a besoin, notamment en ajoutant des capacités supplémentaires à son infrastructure. Bien sûr, c’est aussi faisable avec le cloud, mais pour cela, il faut trouver le bon contrat de service avec le bon fournisseur de services.

4. La conformité et le respect de la vie privée

La plupart des fournisseurs de services cloud offrent une excellente sécurité. Ils disposent également des ressources et de l'expertise nécessaires pour garantir que leurs produits sont conformes aux réglementations spécifiques du secteur et aux règlements qui s’appliquent aux données. Cependant, dans un monde incertain, les entreprises peuvent estimer qu’elles exerceront un meilleur contrôle sur leurs données et leurs systèmes s’ils résident sur site.

Cependant, il faut garder à l'esprit que pour bien sécuriser et conserver correctement des données sensibles ou critiques, il faut investir en temps, en technologie et en personnel.

5. Cas d’usage spécifiques

De nombreuses applications et cas d’usage sont parfaitement adaptés au cloud. C’est le cas notamment du courrier électronique et de l'hébergement web, ou encore de la livraison d'applications et du partage de documents. Mais d'autres cas d’usage ne sont pas adaptés au cloud. Par exemple, les opérations à forte intensité de données, comme la production vidéo, ou des tâches intensives de bases de données, peuvent mieux fonctionner si elles sont exécutées sur des serveurs sur site. De plus, des applications héritées connectées à des applications modernes fonctionneront mieux sur site que si elles sont orchestrées avec des applications exécutées dans des environnements cloud.

En bref, on peut trouver de bons arguments en faveur des serveurs sur site ou des serveurs cloud. En termes de coût, les applications exécutées en local sont souvent plus performantes que celles exécutées dans le cloud. Cela permet aussi de disposer d’une bande passante plus fiable et de développer ses propres systèmes en privilégiant une vision à long terme.

Mais de son côté, le cloud peut offrir une bonne conformité, une bonne protection de la vie privée et une bonne sécurité, et l’offre applicative est conséquente.

Finalement, pour chaque application, l’entreprise doit essayer de déterminer s’il est préférable de l’exécuter dans le cloud ou sur un serveur interne. Souvent, une IT hybride combinant les deux, répondra aux besoins de la plupart des entreprises. Quel que soit votre choix, les conseillers de Dell Technologies sont là pour vous aider.

Ils pourront notamment aider votre entreprise à choisir son premier serveur. Voir à ce sujet le livre blanc : « Choisir son premier serveur : un guide étape par étape »

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