L’IT hybride, quelle signification pour les PME ?

3


9

Une approche claire du cloud pour investir de façon judicieuse

Sans innovation technique, pas de croissance ni de prospérité. De la plus grosse multinationale à la plus petite PME, cet impératif concerne toutes les entreprises, qu’elles soient start-up, en pleine expansion, ou à un stade de maturité relative.

Le niveau des dépenses consacrées à la transformation numérique est vertigineux. Selon les analystes d’IDC, entre 2018 et 2021, les entreprises ont dépensé 5,5 milliards de dollars en investissement direct pour leur transformation numérique. Et IDC prévoit qu’en 2020 « 30 % des entreprises du Forbes Global 2000 (G2000) – les 2000 plus grandes entreprises au monde - consacreront au moins 10 % de leurs revenus pour alimenter leurs stratégies numériques ».

Selon Shawn Fitzgerald, directeur de la recherche chez IDC, Worldwide Digital Transformation Strategies : « cette évolution vers un financement par le capital est importante, car les dirigeants d'entreprise considèrent désormais la transformation numérique comme un investissement à long terme ». Cette volonté de financer la transformation numérique « garantit aussi que ces dépenses se poursuivront pendant une bonne partie de la prochaine décennie », estime encore le directeur de la recherche. Pour de nombreuses PME, investir au moins 10 % de leur chiffre d'affaires dans la modernisation de leur infrastructure technologique et dans la mise en place d’innovations numériques peut sembler un défi impossible à relever, mais si les plus grandes entreprises mondiales jugent cet investissement indispensable, les petites entreprises devraient accorder une certaine priorité à leurs investissements technologiques.

Évidemment, les défis auxquels sont confrontées les multinationales et les PME sont différents. Les multinationales peuvent supporter une lourde dette technologique en raison des investissements déjà réalisés dans les applications et infrastructures existantes. En revanche, les PME risquent de souffrir à la fois d'une certaine dette technologique et de leur sous-investissement passé dans les technologies. Cependant, de la même manière que la technologie numérique a permis aux startups de créer des industries entièrement nouvelles et aux PME d'entrer sur les marchés mondiaux, il faut aussi que les PME investissent massivement et de manière plus ciblée que les multinationales, sans pour autant disposer de leurs ressources.

Le cloud, une solution unique ?

Depuis plus de dix ans, les fournisseurs de technologies, les analystes et la presse vantent le potentiel révolutionnaire du cloud computing. Le cloud présente d'énormes avantages : il permet aux entreprises de toutes tailles d'accéder à de nouveaux produits, services et innovations. Cependant, le cloud n'a pas toujours répondu aux attentes : il a accru la complexité plutôt qu’il ne l’a réduit, et il a exposé les entreprises à des coûts cachés.

Le modèle de la start-up high-tech, dont les fondateurs travaillent sur des ordinateurs portables dans des cafés ou des espaces de co-working, en utilisant un tas d'outils de productivité et de collaboration basés sur le cloud est devenu un cliché. Mais la réalité économique est souvent très différente pour les PME - qu'elles soient en phase de démarrage ou déjà établies – ainsi que pour les grandes entreprises.

C'est pourquoi, malgré le battage médiatique, les dépenses consacrées au cloud - Software-as-a-Service (SaaS), Infrastructure-as-a-Service (SaaS) et Platform-as-a-Service (PaaS) - est encore loin de représenter la majorité des dépenses mondiales en IT. Gartner prévoit que d'ici 2022, « 72 % des revenus des marchés de l’IT d’entreprise proviendront encore de l’achat de solutions traditionnelles », et les 28% restant seront générés par la vente de services proposés par les fournisseurs de cloud. D'autres analystes font des estimations légèrement différentes, même si, globalement, le message est clair : le cloud est l'avenir, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

Le bien-fondé de l’IT hybride

Aujourd'hui, et pour plusieurs cycles d'investissement à venir, les professionnels des technologies d'entreprise sont confrontés à un monde où les différentes technologies cloud et les fournisseurs de services sont mieux à même de répondre aux besoins des entreprises, quelles qu’elles soient, et de satisfaire à la grande variété de leurs tâches.

Pour la plupart des entreprises, de la PME à la multinationale, l’IT hybride, qui combine l’infrastructure sur site avec les technologies de cloud public et privé, est donc l'état par défaut.

Dans leurs arguments de vente, les services de cloud public promettent toujours une réduction des coûts, et pour de nombreuses entreprises, la possibilité de remplacer des dépenses d’investissement (Capex), c’est-à-dire l'achat d'infrastructures et d'applications informatiques, par des dépenses d’exploitation (Opex) sous forme de location, est perçue comme un avantage. Pourtant, la plus grande plus-value à attendre des services de cloud public se situe dans la mise à l’échelle et dans l'accès à l'innovation et aux technologies qui évoluent rapidement et sont essentielles à la transformation numérique.

Pour ce qui est du cloud privé, il offre un coût de propriété à long terme potentiellement plus faible – mais les factures mensuelles pour payer l’utilisation des services de cloud, sans doute peu élevées dans un premier temps, finissent par augmenter rapidement. Le cloud privé offre aussi un meilleur contrôle et une plus grande personnalisation, et permet aussi de transférer des charges de travail non-sensibles vers le cloud public au moment des pics de demande.

La question de savoir si le cloud public ou privé est plus sûr fait l’objet de nombreux débats, mais les contrats de certaines entreprises et certaines exigences réglementaires limitent leur capacité à déplacer des données sensibles dans le cloud public. De nombreuses entreprises utilisent également des applications et des données critiques pour l'entreprise qu'elles ne peuvent tout simplement pas sortir de leurs datacenters sur site.

Ainsi, les entreprises se demandent comment mettre de l'ordre dans cet univers hybride. Autrement dit, comment passer d’un état « hybride par défaut » à un état « hybride par design ». Cette évolution dans l’approche nécessite une planification détaillée et un investissement réfléchi en hardware et en software, afin de disposer des capacités suffisantes pour délivrer la performance, la sécurité et la conformité nécessaires et pour intégrer et orchestrer les multiples applications et plates-formes cloud utilisées aujourd’hui par les entreprises.

Les PME comprennent bien ces défis. Dans une récente enquête IDG/Dell, les personnes interrogées ont déclaré que la simplification informatique était le plus grand défi auquel elles étaient confrontées (32 %), suivi par l'amélioration de la productivité sur le lieu de travail (18 %) et la réduction du coût total de possession (TCO) (16 %).

Q5. A quel principal défi est confronté votre environnement IT aujourd’hui ?

- Prévenir les cyber-attaques (14%)

- Améliorer la productivité sur le lieu de travail (18%)

- Améliorer la collaboration sur le lieu de travail (12%)

- Réduire le coût total de possession (16%)

- Simplifier l’IT (32%)

- Améliorer la gestion des données/la gouvernance (8%)

De la même manière, les PME comprennent que la technologie peut surmonter certains des principaux obstacles à la croissance de leur activité, en particulier les pénuries de compétences et de personnel.

Q1. Qu'est-ce qui freine la mise à l’échelle dans votre entreprise ?

- Rien ne freine la mise à l’échelle dans mon entreprise (24%)

- Base clients limitée (18%)

- Ressources humaines limitées (compétences/personnel) (38%)

- Gestion des données/de l’information (4%)

- Conformités/questions de sécurité (2%)

- Manque de temps (22 %)

- Infrastructure IT héritée (8%)

- Culture/mode de pensée des dirigeants (12 %)

L'enquête révèle également que les PME testent et déploient les mêmes types de technologies émergentes que leurs concurrents plus importants, l'analyse, l'intelligence artificielle et l'Internet des objets (IoT) figurant en tête de liste.

Q4. Quelles sont les technologies émergentes que vous déployez et testez actuellement ?

- IoT (38%)

- IA/Apprentissage machine (34%)

- Blockchain (10%)

- Analyse de données (52%)

- Réalité augmentée (AR)/Réalité virtuelle (VR) (6%)

- Conteneurs/Micro-services (30%)

Déployés et utilisés correctement, ces outils peuvent permettre aux entreprises de prospérer. Mais s’ils sont déployés au coup par coup, sans réflexion suffisante en termes d'intégration et d'orchestration avec les systèmes existants et sans feuille de route pour l'avenir, ces outils peuvent ajouter des couches de complexité à un écosystème technologique déjà cloisonné.

Pour certaines PME, surmonter les silos technologiques sera aussi simple que le déploiement de leurs premiers serveurs. Pour les entreprises plus établies, cela peut impliquer un passage à une architecture et à une infrastructure définies par logiciel et une rationalisation de l’usage ad hoc de solutions cloud. Ceci vise à faire de l’ensemble de son environnement de fonctionner comme une véritable IT hybride et de profiter de ses avantages, en particulier d’une souplesse opérationnelle et d’une réduction des coûts.

Dans cette époque incertaine, les entreprises doivent à la fois composer avec l'insécurité économique et rester en phase avec un rythme d'innovation numérique toujours plus rapide. C'est pourquoi il est essentiel qu’elles investissent dans une infrastructure et des services IT, autant pour survivre à la crise actuelle que pour assurer leur prospérité future.

Comme le souligne Mark Yates, directeur de la recherche, Digital Transformation chez IDC Europe, dans un rapport sur les dangers du sous-investissement dans la technologie, les enjeux sont importants : « Certaines entreprises sont capables de faire plus avec moins ou n'ont pas encore poussé leurs systèmes informatiques à leur plein potentiel. Et elles peuvent probablement faire beaucoup en restructurant l'organisation et en redéfinissant les objectifs de l'entreprise. Mais aujourd'hui, l'innovation dépend tellement de l’usage de technologies de pointe que de nouvelles dépenses seront presque toujours nécessaires pour rester compétitif ». Sa mise en garde s'applique autant aux PME qu'aux grandes entreprises

Pour plus d’infos sur les produits et solutions Dell, contactez un conseiller via Chat.

Inscrivez-vous à notre newsletter dès aujourd'hui et recevez en avant-première les infos sur nos nouveaux produits et nos offres spéciales: DELL.FR/NEWSLETTER